Masterclass - Les professeurs du Samovar travaillent avec
Catherine Germain
Vendredi 16 avril / 20h30

Masterclass avec Catherine Germain
« Je me souviens d’avoir vu le site de Bagnolet en chantier, avec Franck Dinet, au moment où il allait y installer le Samovar (2000). Il se lançait dans ce projet à corps et à fonds perdus, sans modèle, sans cadre institutionnel, avec simplement le pur désir de dédier ce lieu aux clowns.
« Avec François Cervantès, je suis toujours restée attentive à cette aventure. L’art du clown est au fondement de nos recherches d’écritures théâtrales. Au fil des ans, il m’est donc arrivée d’y intervenir dans des
masterclasses, de donner un cours public, de profiter d’une carte blanche, d’inviter mes camarades clowns comme Bonaventure Gacon ou Dominique Chevallier…
« C’est ici au Samovar que nous avons créé le spectacle que nous venons de jouer au festival d’Avignon, « Le Clown comme un poème ». François, en effet, avait écrit une soirée publique spéciale, sur une demande de Franck, avant de diriger une masterclass. Cette initiative a fait naître le spectacle, et ce n’est sans doute pas un hasard, car le Samovar favorise des aventures de toutes sortes.
« Des lieux où l’on peut inventer, c’est précieux. Dans mon travail d’actrice comme dans celui d’écriture de François, il y a un avant et un après notre découverte de l’art du clown. C’est un domaine qui ouvre à toutes sortes d’esthétiques et de pratiques. Qu’il y ait un lieu et une école dédiés à cela, c’est important.
En public avec les artistes pédagogues
« J’avais envie de partager deux jours au Samovar avec les intervenants, puis de faire une dernière soirée avec le public, avec les mêmes exigences, sans cacher ce que nous fabriquons dans « nos coulisses ». Ce qui m’intéresse, en effet, c’est que nous cherchions à nous mettre au clair avec nous-mêmes, nous qui transmettons, et avec le public. Qu’est-ce que c’est, être clown ?
« Concrètement, les clowns (intervenants) seront au plateau, et moi (qui ne serai pas en clown), je les dirigerai… ou pas ! J’interviendrai sans doute, de manière ouverte en présence du public, afin d’ouvrir cette relation directe propre au travail du clown. L’idée est que nos propres questions fassent partie de la présentation. Il n’y a pas à craindre de dévoiler des secrets, car dans le travail du clown, notre recherche est infinie… Et il est d’autant plus important de convier le public à ces moments-là, que précisément, quand on joue devant lui, il ne s’agit pas d’autre chose ! C’est peut-être même ce que le public vient chercher.