
LE SAMOVAR en NORMANDIE
le 13 novembre 2026
DIEPPE SCÈNE NATIONALE
18h00
Sortie de résidence
IMPACT
de et avec
Amaury Jourdan et Zacharie Hiraux
Cie Théâtre accidentel

Inscriptions
stages week-end, matins clown et entraînements

Les formations normandes
2026-2027

Les matins clowns
Une bonne entrée en matière, pour se tester, pour voir si on aime, pour expérimenter ce monde, pour prendre le virus...
les dimanches matins, de 10 à 13h00, animés par Franck Dinet et Roseline Guinet
13 septembre 2026
11 octobre
15 novembre
Tarif : 45€ la séance
(+ adhésion 10€)

Les entraînements du lundi soir
Un cours réservé aux personnes qui ont déjà fait au moins un stage au Samovar en Normandie.
De 20h à 22h00
21 septembre 2026
12 et 19 octobre
2 et 16 novembre
7 décembre
4 et 8 janvier 2027
1er et 15 février
15 et 22 mars
5 et 19 avril
3 et 24 mai
Tarif : 20 € la séance
(+ adhésion 10€)

Les stages "Week-end"
Deux jours d'immersion totale en clown !
De 10h à 17h00 (avec pause médiane d'une heure)
17 et 18 octobre 2026
5 et 6 décembre
23 et 24 janvier 2027
20 et 21 mars
10 et 11 avril, avec Romain Ozenne, de Magik Fabrik
8 et 9 mai
Tarif : 150 €
(+ adhésion 10€)

Les stages
d'une semaine
Grands rendez-vous, de l'initiation à l'approfondissement
Un stage à l'été 2027

Le cadeau du Samovar aux mordus
Chaque été, le Samovar en Normandie offre quelques jours de travail aux stagiaires assidus, afin de préparer et présenter une forme spectaculaire..
Deux représentations à Ouville (août, septembre) et une à Dieppe
Accueil
La petite soeur normande est encore au berceau.
Venez vous joindre aux fées !

Au Jardin des loups (Varengeville) le 6 juin 2026
©samovaren
Une petite sœur du Samovar à Dieppe
Envie de goûter les lumières du littoral
Certes, les élèves du Samovar convergent sur Bagnolet, venant de toute la France et de l'étranger, mais ils sont aussi bienheureux de quitter quelquefois l'agglomération parisienne pour venir respirer et se ressourcer sur le littoral dieppois. Si bien que l'idée est devenue aujourd'hui une évidence : enraciner une antenne active du Samovar en Normandie.
Envie de contribuer à la dynamique d'un contexte culturel local
Tout a commencé par une relation d'amitié avec le conseil municipal d'Ouville-la-Rivière, et par le souhait du maire d'y créer un tiers-lieu dans un ancien magasin, entre la poste et la mairie. C'est ainsi que dès 2024, le Samovar plantait son chapiteau dans le jardin de ce tiers-lieu, et se voyait aussi mettre à sa disposition, pour ses stages et ses spectacles, la salle des fêtes de la commune. Et ce qui est magnifique, c'est que la nouvelle antenne de la poste d'Ouville sera bientôt dans le tiers-lieu lui-même, et produira une grande proximité entre les assos présentes, dont le Samovar, et les habitants.
Clowns des villes et clowns des champs
La nouvelle association est également partenaire de la Maison Jacques Prévert à Dieppe. Elle entend bien proposer mille occasions de grandes expériences pédagogiques et artistiques aux Normands, ainsi que des rencontres fertiles entre artistes, publics, pro et amateurs de partout et d'ailleurs.
Notes pédagogiques
Entretien avec Franck Dinet, Ouville-la-Rivière, 2 juin 2026
Les élèves du cycle 3 sont arrivés à Ouville ! Que vont-ils travailler ici jusqu’aux 19 et 20 juin, dates des spectacles ? Nous avons posé la question à Franck Dinet. Une belle occasion de se plonger avec lui sur quelques aspects de l'apprentissage de l'art du clown. Notes prises sur le vif.


ralph louzon ©ADAGP
« Principalement, les élèves vont travailler leurs numéros, leurs autoportraits, et le lâcher de clowns.
Des numéros en construction
Ces numéros sont écrits autour d’objectifs précis à développer « sans obstacle ».
L’obstacle, c’est la tuile qui généralement fait rire. Mais l’artiste ne doit pas penser seulement « obstacle », sous peine de perdre le public, car alors celui-ci ne sait plus pourquoi le clown est là. Or il est là, sur la scène, pour une raison précise, par exemple jouer un air de musique, ou faire un tour de magie, jongler, donner une conférence, un cours de maths, bref : quelque chose qui le passionne. Son intention n’est pas de faire rire. Et du reste, le public, aussi paradoxal que cela semble, peut repartir en ayant frissonné ou appris quelque chose !
Pour certains, présenter un objectif sans obstacle, c’est très difficile voire impossible, car ils sont trop inquiets, ou trop excités, ou trop timides. Ils arrivent avec un obstacle « interne » déjà très fort… L’idée est que cet état où ils se trouvent à la base n’ait pas valeur d’obstacle sur la scène. Le clown timide va entrer avec timidité mais cette timidité ne va pas l’empêcher de jongler. C’est important car le danger, pour le clown, serait ici de forcer son état. Et si l’obstacle devient plus fort que l’objectif, ça ne marche plus : on ne sait plus pourquoi on le regarde. »
La presse en parle
Dossiers de presse
Juin 2026, le cycle 3 de l'école professionnelle
en résidence à Ouville-la-Rivière
Février 2026, le cycle 2 de l'école professionnelle en résidence à la Maison Jacques Prévert (Dieppe)
Suite de notre entretien avec Franck Dinet
Donc l’artiste choisit un objectif, qu’il porte en scène, en maîtrisant comme il peut l’état psychologique qui, personnellement, pourrait le gêner. Le public suit l’artiste parce qu’il comprend ce qu’il veut faire. Et à partir de là, le public se régale quand il voit surgir les obstacles que le clown doit traverser. À nous de les trouver et de les analyser : ils vont nourrir le jeu avec toute la puissance comique recherchée. Un obstacle « externe », c’est par exemple un projecteur qui tombe et qui effraie le clown. Un obstacle « interne » est lié à la personnalité du clown.
On en vient alors à écrire le numéro. On écrit son objectif et on écrit différents obstacles qui font jouer le clown. Mais encore une fois, le clown doit être capable de jouer en dehors des obstacles, de conserver son objectif. Tout l’intérêt est alors d’écrire son numéro en différentes séquences autour de cet objectif où le clown se livre vraiment lui-même.
Il est très intéressant, à ce moment-là, d’essayer ensuite de joindre objectif et « exploit ». Un bon jongleur ou un bon musicien, ça ne suffit pas pour un numéro de clown. On se demande alors comment faire pour que l’objectif devienne un exploit. On peut chercher à décaler le clown de sa pratique. Le guitariste, par exemple, s’il est acrobate, va jouer sur une main. Il faut chercher l’impossible. Et tendre vers l’impossible. Certes c’est difficile, mais à force de répétitions, on y arrive ! Un objectif réussi, un exploit, met le public debout et fait surgir des salves d’applaudissements. Et un objectif que le clown aurait pu réussir, c’est aussi formidable, car le public s’associe à la naïveté du clown, qui consiste à s’être mesuré à un obstacle aussi énorme, énorme mais peut-être réalisable.
Autre exercice, l’autoportrait...
On détermine quatre zones carrées sur le plateau. Le clown passe de l’une à l’autre. Sur chaque carré, il est astreint à une consigne précise (une danse, une logorrhée verbale, un instrument de musique, rien…). Il doit passer d’un carré à l’autre sans observer de temps mort entre les deux. Il doit être absorbé immédiatement et totalement par la consigne.
C’est un voyage : il passe d’un pays à l’autre, il est tout de suite subjugué par l’odeur du pays, par la chaleur, l’humidité. Les déplacements et les consignes dessinent un autoportrait.
Le spectacle donné là, c’est la routine du clown : ses marches et démarches, ses humeurs, ses états, les choses qu’il sait bien faire. Ces autoportraits, parfois, sont bien plus puissants qu’un numéro.
Nous l’avons travaillé en solo, puis en cycle 2 en duo. En cycle 3 on le tente en trio. Comment trois clowns voyagent ensemble, avec leurs bagages. Si c’est de la musique, tout de suite ils font un trio musical, si c’est un sport, ils font un sport à trois, etc. Cela demande une grande virtuosité.
Reste enfin le « lâché de clowns »...
Le lâché de clowns consiste à se mettre en relation avec le public dans la rue, un marché, un village, une bibliothèque… Cela s’apprend en l’expérimentant. Le piège principal est de rester au même niveau que les gens auxquels le clown adresse la parole : il doit être regardé, il doit être étonnant.
Le clown ne peut pas répondre courtoisement à quelqu’un qui l’appelle. Il ne connaît pas les codes. Il répond d’une manière décalée, voire il ne répond pas (certains clowns sont muets). Il peut ainsi déranger. C’est quelqu’un qui ose montrer sa fantaisie.
Du reste, lorsqu’on se promène, qu’est-ce qui nous empêche de faire de même ? Il suffirait alors d’être maquillé en clown pour officialiser, pour ainsi dire, cette permission dont tout le monde peut s’emparer, même pour de toutes petites choses (une démarche un peu étrange, une façon de mettre sa main dans les cheveux, parler tout seul, chanter tout haut, donner un point de vue décalé dans la conversation…).
Ici plutôt que de « trouver son clown », l’artiste le laisse exister. Il le laisse trouver sa place avec une certaine évidence, avec son point de vue particulier sur le paysage. Dans cet esprit, lors de notre toute récente résidence au Tapis vert, dans l’Orne, nous avons fait un lâcher de clowns en pleine forêt des Alpes mencelles !
Propos recueillis par Régis Bardon, crédits photographiques Ralph Louzon ©ADAGP.
Les élèves du cycle 3, par ordre d'apparition : Gabriel Jaulin, Lucie Rossignon, Déborah Koch, Aymeric Girault, Yu-Jen Chen, Montaine Morice, Théophile Jarcet, Léa Hostachy, Laura Hennequin, Jehanne Richet, Bruno Jablonski et Lucile Richem.











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Tiers-lieu d'Ouville
rue du Général de Gaulle
76860 Ouville-la-Rivière
Maison Jacques Prévert
rue Montigny
76200 Dieppe
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Samovar 01 43 60 98 08
Roseline et Franck 09 77 74 16 11
Un grand merci à Ralph Louzon©ADAGP !


