Nous autres, et ces six "si" opérateurs
Vendredi 27 novembre et samedi 28 novembre / 20h30

HOBOBO
Écriture et Interprétation
Ludor Citrik
Compagnie
Le Sirque
Durée : 75 minutes
Tout public à partir de 12 ans
Si nous nous donnions rdv au Samovar, dans la salle noire qui espère de la lumière comme ouvroir .
Si, ensemble, nous partagions cet espace comme terrain d’aventure de la rencontre et de la surprise. (Attention!, derrière toi! )
Si le spectacle pouvait être une utopie à vivre,
la fiction de nos potentialités.
Si nous profitions de tout ce qui nous sépare pour nous réunir.
Si nos corps faisaient retentir les tressaillements de nos gencives joyeuses dans une déraison salvatrice et dans un pied de nez à ce monde qui gronde.
Si, enfin, le rire pouvait faire trembler la cellulite de nos humanités aux abois.
Alors, nous nous retrouverions dans le frisson des possibles un peu après 20h30 et un peu avant décembre.
Le Samovar, une terre d’accueil
Il y a peu de ces refuges en France, peu de terres d’accueil pour les clowns. Le Samovar en est une. C’est un lieu des possibles de l’expérimentation et de tentatives
spectaculaires. Je peux les solliciter pour leur proposer des choses folles.
Ce théâtre, studio, laboratoire et lieu de résidence est un endroit rare et précieux que je viens soutenir avec une surprise et des hypothèses .
Un continent à explorer :
J’ai enseigné dans l’école du Samovar pendant trois ans (2003-2006) avant que mon chemin me mène vers d’autres formes d’enseignement et des cursus plus ouverts (Laboratoires, stages immersifs, master class…) et d’autres cadres ( Universités, écoles d’actorat, pédagogie expérimentale…). Puis la question de la recherche et de l’élaboration d’une praxis s’est fait de plus en plus prégnante. Elle a pris la forme d’écriture d’articles, de communications, de conférences et de rencontres art/science. La praxis - c’est-à-dire la pratique qui questionne la théorie et la théorie chamboulée par la pratique et le terrain - est devenue une pierre de touche de mon travail.
Je fais le grand écart entre les espaces de jeu et les espaces d’analyse , entre la raisonnance et la résonance. D’un part, l’absence de conscience pour inviter la grâce (Kleist), la deconnaissance pour convier le vibratoire, ne pas savoir pour inventer, cultiver la bêtise chère à l’abord du jeu et d’autre part une libido sciendi qui m’invite à frotter « clown » a des dimensions historiques anthropologiques et tout un tas de truc en ique. Je mène une enquête qui me passionne et me démange.
L’intitulé de ma recherche pourrait se décliner en 3 volets : l’anatomie agissante, le « multiludimensionisme » et la morosophie.
Je me tiens à votre disposition pour vous en exposer les tenants et les problématiques.
Pas le répertoire mais une pétoire
Si notre modèle culturel est en train de trembler à bien des échelles et que nos métiers flagellent, que dire du monde qui gronde et de la planète aux abois ?
Comment continuer de faire comme si de rien n’était ?
Plus spécifiquement, comment rester dans cette infernale roue, création production diffusion, hamster du spectacle dans son calendrier de dates ? Comment ne pas vouloir récupérer notre temps pour faire des œuvres éphémères et extemporanées ? Plus proche de la brûlure.
Tarif : 20 euros.