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Caroline Obin (22-26 juillet)

Le clown comme Art de la relation

caroline obin

Tarif réduit réservé aux personnes résidant à Bagnolet ou qui ont effectué 1 stage semaine/2 stages WE au cours de la saison.

Objectifs :

Présentation :

C’est à partir de l’expérience d’artiste de Caroline Obin avec Proserpine- clown qu’elle incarne depuis plus de 20 ans- en milieu humain et en spectacle vivant, et en tant que pédagogue qu’elle met à jour une technique du clown comme posture d’être au monde. Travail corporelophilosophique, le corps comme système de digestion du monde en fait un lieu de centralisation et de mélange de nos multiples canaux pour appréhender le monde (intellect, inconscient, sensitif), mais également comme système de production des diverses moyens et style d’expressions (chanté, dansé, verbalisé, joué, …). Il devient le lieu, la matière et un moyen de réflexion. Avec son corps, voilà comment réfléchit le clown ! Et c’est bien cela qui est bizarre. Et de la même manière, le rire du public, comme moyen très corporel d’y accéder et d’acquiescer devient la réponse incarnée à cette philosophie corporelle.

Modalités d’évaluation Questionnaire en fin de stage.

Télécharger le programme pédagogique

l’intervenante :

La formation pluridisciplinaire de Caroline Obin (DEUG d’études théâtrales à Paris 3 en 1992, Diplôme du Centre National des Arts du Cirque à Châlons-en-Champagne en 1997, et Master 2 d’arts plastiques- création, théorie, médiation - à l’Université Toulouse Jean Jaurès en 2016), l’a conduite à multiplier les expérimentations à travers des codes de jeu allant du théâtre à la performance, de la scène à l’espace public, de l’art clownesque aux arts plastiques. Tout en défiant les frontières disciplinaires, elle place son personnage, Proserpine, qu’elle incarne depuis 20 ans, au centre de son travail, comme un axe lui permettant d’élargir sa recherche sur le clown à une réflexion philosophique sur l’identité et le corps social mais également sur les pouvoirs médiumniques du clown tant sur le monde qu’il traverse que sur les médiums qu’il investit.

“Je m’intéresse au vivant, en tant que matière indocile et imprévisible. Proserpine est ce territoire vivant que j’explore, l’être-véhicule qui me permet d’explorer des territoires du vivant, mais encore la figure fictive qui génère, par sa force de jeu, des territoires inattendus. Créer des objets, à travers elle, dans le temps de la rencontre avec le public m’amène à improviser avec l’Autre, à négocier avec un corps étranger et par cela avec des parties de moi-même que je ne maîtrise pas. Se révéler dans l’altérité est une posture de travail d’instabilité entre moi et l’Autre, l’Autre moi qui m’apparaît et l’Autre qui s’invite en moi. Je deviens une terre d’accueil avec tout ce que cela génère d’inconfortable, de conflictuel, un corps social embarrassé par cet Autre que j’embrasse. Par l’inclusion de L’Autre en moi, et l’incarnation dans ma chair de cet Autre je fais le travail de sortir de terre ce qui a été enfoui, de remettre au centre ce qui a été éjecté. Offrir un territoire de visibilité à ce qui n’est pas invité. Ce corps social que je suis en tant que corps traversé de déterminations sociales, quand il est possédé par Proserpine, devient ce territoire ouvert aux 4 vents du vivant : au conflit, au mystère, au complexe et à la transgression, qui permet de remettre en question le corps social en tant qu’ensemble organique nous reliant.

 

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Association Le Samovar - siège social 165 avenue Pasteur 93170 Bagnolet
Licences entrepreneur du spectacle : 1-1035646/ 2-1035647 / 3-1035648